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Conseil
d'architecture,
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Les dépendances traditionnelles dans l'airial de l'ancienne lande

 

Situées à  des distances variables de la maison d'habitation, les dépendances comportent des bâtiments pour la protection des animaux, et des bâtiments répondant à d'autres nécessités fonctionnelles.

Tout airial dispose généralement d'un four, d'une bergerie et d'une grange.

L'étable est toujours une dépendance distincte, sauf sur la Côte Sud, où elle peut se trouver en partie arrière de l'habitation. En Bas-Armagnac, elle est souvent rapportée en appentis à côté de la salle commune.

Certains quartiers proches d'un ruisseau important, comme Marquèze, sont dotés d'un moulin. Mais cette construction n'est pas véritablement spécifique de l'airial.

Les bergeries rassemblent les moutons en hiver.

Sur l'airial, on trouve surtout un "parc" dont la silhouette est comparable à celle de l'habitation.

Sa toiture a 3 eaux, rarement 4, et isolément 7 eaux à Arengosse. Elle est soutenue par des poteaux-bois reposant sur des socles de pierre. Les murs en planches sont parfois doublés d'une couche de brande. Dans le pays de Born et en Marensin, le parc devient étable, donc plus élevé, posé sur un soubassement de pierre.

Certains airiaux accueillent des bordes, bergeries de parcours que l'on rencontre dans la lande. Elles se caractérisent par un toit de chaume de forte pente, descendant très bas et reposant sur un mur maçonné ou sur une paroi de bois, elle-même posée sur une semelle de pierre. Le toit à 3 eaux comporte souvent une croupe sur le pignon, parfois aménagée en auvent.

Une déclinaison de ces bordes a quasiment disparu : ce sont les "bergeries courbes", construites selon un plan semi-circulaire. Le cercle était complété par des barrières de bois couvertes de chaume, et plus tard par une enceinte bâtie en pierre ; la cour ainsi formée s'appelait la parguière.

 

La construction des bardages-bois

Seulement utilisé dans les dépendances, le bardage-bois s'appuie sur une ossature de gros poteaux porteurs. Des rainures verticales y sont tracées de haut en bas pour y encastrer les planches de pin, disposées horizontalement. Les planches peuvent également être disposées verticalement entre une lisse et une sablière. Dans tous les cas, l'assemblage est assuré par un chevillage.

Traditionnellement, on se préoccupe peu de la régularité de la paroi.

Dans les bergeries, les façades exposées sont protégées par des rameaux de brandes. Dans les granges plus récentes, des clins de bois se chevauchent à partir du haut, à moins qu'un liteau de bois ne soit cloué pour obstruer les interstices.

 

Les granges, fenils et granges charretières

Certains bâtiments annexes ont une apparence d'habitation. On y entrepose tout le matériel nécessaire à la vie agricole de l'airial.

Les "fenils" constituent un type très particulier de dépendance. Ils sont fréquents dans la zone littorale où les prairies et le bétail sont les plus nombreux. En Seignanx, Maremne ou Marensin, ces granges sont dotées d'une toiture à 3 eaux, avec un auvent sur le mur pignon.

Les "granges charretières" à 2 eaux sont plus adaptées aux grands attelages de mules et de chevaux qui ont supplanté les attelages de boeufs pour les travaux forestiers au XIXe siècle. L'auvent qui abrite les charrettes est plus souvent latéral que central.

 

Fours, fournils et fournières

Dans un airial éloigné du bourg, il faut disposer d'un véritable four de boulanger pour faire cuire son pain. Mais, en raison des risques d'incendies, celui-ci est placé à distance de la maison et de la pinède.

> Le "four à pain" est abrité par un toit en appentis couvert de tuiles canal et ouvert sur les quatre côtés.

> Le "fournil" est un four à pain sous un toit à trois eaux couvert de tuiles canal. L'accès au four se fait par l'âtre de la cheminée dont le conduit sort du toit. Cet espace, clos latéralement par des planches, forme un auvent.

> La "fournière" est identique au fournil mais l'auvent devient une pièce close. L'habitant peut ainsi stocker son matériel de boulangerie et faire ses travaux de vianderie.

 

Les petites constructions pour animaux

> Le "poulailler perché" est une volière légère en bois, sur pilotis, couverte de tuiles. Une échelle inclinée à un seul montant permet l'accès de la volaille.

> La loge à cochons, dite "toit à pourceaux" ou porcherie, peut être associée à l'étable : c'est un bâtiment en planches, avec une toiture en tuiles canal et un cloisonnement intérieur pour séparer les animaux.

> Les ruches ou bournach, sont réalisées en vannerie en forme d'éteignoir, renflées vers le haut, de 70 cm de hauteur et de 25 cm de diamètre.

 

Les puits, remises et cabanes

> Les "bourdeuts", ou abris divers disséminés sur l'airial, sont des cabanes en planches, à toiture en chaume ou en tuiles, utilisées pour la lessive, le débarras, la remise de bois de chauffage, les volières ...

> Le "puits à balancier" est constituéd'une margelle basse, non couverte, construite en briques ou plus rarement en pierres. A côté du puits, sur un poteau vertical, s'articule une perche pivotante au bout de laquelle est accrochée une barre de préhension portant le seau.